La Souricelle rouge

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1 of Anthro Fairy Tales Cette histoire constitue la première partie du cycle "Anthro Fairy Tales".


Il était une fois une mignonne et gentille souricelle grise. Elle était si bonne de cur que tout le monde l'aimait. Un jour, sa grand-mère lui offrit une cape rouge munie d'une capuche. Heureuse de ce cadeau, la petite souris ne sortit jamais sans porter ce vêtement. Et tout le monde la surnomma "la Souricelle rouge".

Un jour, ayant appris que sa propre mère était malade, la mère de la Souricelle rouge prépara un panier de provisions, et chargea sa fille de les lui apporter. Certaine qu'elle pourrait effectuer cette commission, la petite souris enfila sa cape, agrippa le panier, et se mit en route. En pénétrant dans la forêt, elle sentit une voix suave lui parvenir aux oreilles ; tandis qu'une main se posait sur son épaule. Se retournant, la Souricelle rouge vit un chat élégamment vêtu : "Bonjour, Souricelle rouge, dit-il en lui caressant la tête. -- Bonjour, monsieur, répondit-elle aimablement. -- Où vas-tu ainsi ? demanda le chat. -- Je me rends chez ma grand-mère, expliqua-t-elle. Elle est malade, et je lui apporte des provisions pour la réconforter. -- Oh ! répondit le chat. Mais sa maison est loin ! Tu devrais te reposer un peu ; et profites-en pour lui confectionner un bouquet de fleurs. Cela lui fera sûrement plaisir."

Séduite par cette perspective, la Souricelle rouge s'éloigna de plus en plus du sentier, cherchant les plus belles fleurs.

Pendant ce temps, le chat était parvenu à la maison de la grand-mère. Il prit une légère inspiration, et frappa à la porte : "Qui est là ? demanda la vieille souris de l'intérieur. -- C'est moi grand-mère, répondit le chat en contrefaisant sa voix. Ta Souricelle rouge ! Je t'ai apporté des provisions. -- Ouvre la porte, répondit-elle. Et entre, ma chérie."

Le chat poussa la porte, et entra. Une fois la porte refermée, il se dirigea vers la chambre de la vieille souris et l'avala d'une bouchée. Après avoir ôté tous ses vêtements, il sortit une chemise de nuit et un bonnet de nuit de l'armoire. Il les enfila, mit les lunettes de la grand-mère sur son nez, et prit place dans le lit. Il savait que la petite souris serait bientôt là.

Quelque temps plus tard, la Souricelle rouge frappa à la porte : "Qui est là ? demanda le chat en contrefaisant sa voix. -- C'est moi grand-mère, répondit la petite souris. Ta Souricelle rouge ! Je t'ai apporté des provisions. -- Ouvre la porte, répondit-il. Et entre, ma chérie."

La petite souris entra, ferma la porte et posa son panier sur la table de la cuisine. Remarquant un vase dans un coin de la pièce, elle le remplit d'eau, et y plaça le bouquet. Heureuse d'être arrivée à destination, elle se dirigea vers la chambre.

En voyant la Souricelle rouge entrer dans la pièce et s'approcher du lit, le chat se frotta les mains de ravissement. Mais la petite souris avait vu son geste : "Oh ! Grand-mère ! Que tu as de grandes mains ! s'exclama-t-elle. -- C'est pour mieux te caresser, mon trésor." lui répondit le chat, tandis qu'il allongeait la petite souris à plat ventre sur le lit, relevait sa jupe, et massait sa croupe galbée par son joli bloomer blanc *.

Haletant sous l'effet de ce massage, la Souricelle rouge releva la tête et remarqua deux oreilles pointues qui dépassaient du bonnet de nuit : "Oh ! Grand-mère ! Que tu as de grandes oreilles ! s'étonna-t-elle. -- C'est pour mieux t'entendre, mon trésor." lui dit le chat, tout en glissant une de ses mains dans l'arrière du bloomer de la petite souris, et en faisant tourner un de ses doigts sous sa queue.

Soupirant de plaisir, la Souricelle rouge vit briller deux larges yeux derrière les lunettes : "Oh ! Grand-mère ! Que tu as de grands yeux ! s'extasia-t-elle. -- C'est pour mieux te voir, mon trésor." la rassura le chat, tout en ôtant une de ces mains de l'arrière du bloomer de la petite souris, et en glissant l'autre dans l'avant de son sous-vêtement.

Tandis qu'elle ressentait de délicates pressions sur son entrejambe, la Souricelle rouge vit une large bouche s'ouvrir : "Oh ! Grand-mère ! Que tu as de grandes dents ! s'effraya-t-elle. -- C'est pour mieux te manger, mon trésor." lui répondit le chat, tout en l'empoignant.

Il l'avala d'un seul coup, ferma les yeux, et s'endormit.

Quelque temps plus tard, un chasseur, qui passait par là, entendit les ronflements provenant de la maison de la grand-mère. Il s'approcha discrètement, et, regardant par la fenêtre de la chambre, comprit ce qui s'était passé.

Le blaireau entra, prit un couteau dans la cuisine, et gagna la chambre. Là, il dévêtit le chat, ôta les lunettes, et lui ouvrit le ventre.

Après qu'il eût aidé la Souricelle rouge et sa grand-mère à sortir, tous trois remplirent le ventre du chat à l'aide de grosses pierres avant de le recoudre.

Lorsque le chat se réveilla, il sortit de la maison. Arrivé au bord d'un lac, il se pencha pour boire ; mais, alourdi par les pierres qu'il avait dans le ventre, il tomba et coula à pic.

La Souricelle rouge, sa grand-mère et le chasseur, furent heureux d'être débarrassés du chat ; mais la petite souris se rendit compte que l'avant de son bloomer était trempé d'une grande tache jaune.

Après qu'elle eut regagnée sa maison, et que sa mère ait constatée l'étendue des dégâts, cette dernière lui administra une magistrale correction. Ce soir-là, ses parents l'envoyèrent au lit sans dîner.

* Culotte bouffante dont les jambes descendent jusqu'aux genoux.